Top 5 de mes caches 2601 à 2700
Trois ans ! C'est la durée écoulée entre ce Top 5 et le précédent ! Rendez vous compte, à l'époque du dernier Top 5, les jeux olympiques de Paris n'étaient encore qu'un doux rêve, Joe Biden était président des Etats-Unis, X s'appelait encore Twitter et Grey's Anatomy n'en était qu'à sa dix-neuvième saison... Je vous passerai cette fois l'éternel laïus sur le manque de temps, ce mal du siècle qui me frappe chaque jour un peu plus. Au lieu de cela, je vous rappellerai que le principe des Top 5 sur ce merveilleux blog est pour moi de replonger dans mes archives et souvenirs, par paquets de 100 caches, afin d'en retenir une sélection de cinq (et plus si affinités) et de partager avec vous mes coups de cœur géocaching, qu'ils soient liés aux géocaches elles-mêmes, aux lieux où j'ai pu les découvrir, ou encore aux instants mémorables passés à chercher. Et pour ce vingt-septième Top 5, la thématique du jour sera principalement touristique, avec la visite d'une région inconnue pour moi jusqu'alors...
5 - Fort JW Knox
GC code : GC88RP8
# log : 2691
Avant de vous emmener (un peu) plus au sud avec le trio de tête de ce classement, je reste dans mon secteur (ou plutôt "dans min coin" comme on dirait chez nous) pour vous présenter deux très belles boites d'un habitué de ce blog. Pas de voyage "tout court" donc, mais un voyage dans le temps car c'est en avril 2021 que nous partons. Et la date est loin d'être anecdotique : COVID, pandémie, confinement, masques, couvre-feu, attestation de sortie, et à ce moment-là, autorisation de déplacement ..... dans un rayon de 10 kilomètres maximum. D'un côté, le géocaching représente à cette époque une immense bouffée d'oxygène, mais de l'autre, les possibilités de chercher des nouvelles boites dans un si petit secteur si proche de chez soi sont très réduites. Et cela devient d'autant plus compliqué lorsqu'on souhaite géocacher en famille et entre amis, avec un autre géocacheur qui a lui-même ses propres découvertes et "non-découvertes". Heureusement pour nous, par miracle (un phénomène relativement rare durant cette période), deder02 et moi finissons par identifier une mini série de caches aux logbooks non marqués par l'Indiana Team, dans le fameux cercle autorisé. Cerise sur le pompon : les boites ont été conçues et posées par un certain Jason_Wo. Les géocacheurs de notre région, tout comme les lecteurs les plus attentifs de ce blog, le savent : ce pseudo est un gage de qualité, avec des caches travaillées, uniques, originales, façonnées par une main talentueuse, et très souvent constituées d'un solide métal ! Cette letterbox sera-t-elle à la hauteur de la réputation de Jason_Wo ou me fera-t-elle dire absolument n'importe quoi ? [NDLR : le fait de la placer dans un Top 5 ne laisse que peu de place au suspense]
Nous sommes le 20 mars 2021 (pas aujourd'hui hein ... je raconte l'histoire là) et l'Indiana Team composée de deder02 et moi-même, étendue de nos chères compagnes et de nos chers enfants, part sur les chemins boisés de campagne en quête d'une série de géocaches made in Jason_Wo, le masque au nez. La balade est très agréable (malgré la présence des campagnes et des enfants ..... GRÂCE À la présence des campagnes et des enfants) et nous offre un bol d'air frais presque vital. Ajoutez à cette ambiance bucolique des boites très sympathiques et cela ressemble de plus en plus à la sortie géocaching idéale. Evidemment, en cette période de poisse mondiale, le bonheur parfait ne dure pas bien longtemps. Après 3 caches trouvées et appréciées vient le tour de cette letterbox. Nous sommes encore à quelques dizaines de mètres du PZ quand nous arrivons à l'entrée d'un tunnel, celui du Tronquoy recouvrant le canal souterrain de Saint-Quentin. Bizarre... Et pourtant, sur la carte de l'application, la boussole pointe bien au beau milieu de ce tunnel. Ma petite expérience me fait dire à deder02 que les coordonnées ne prennent pas en compte l'altitude, et qu'il y a par conséquent de fortes chances pour que la cache se trouve sur le chemin passant AU-DESSUS du tunnel. Mais mes explications et hypothèses ne trouvent pas preneur, et mon binôme est persuadé que la boite se trouve à l'intérieur. Il y avait pourtant des indices qui auraient dû nous mettre la puce à l'oreille, comme la note Terrain 2, le panneau "Interdit aux piétons" à l'entrée, la porte d'accès cadenassée, et même des signes divins avec un morceau de tôle qui a arraché la veste de deder02 à l'aller et mon sweat au retour. Seulement il est têtu le deder02, et il tient absolument à aller au bout de son idée, ou de son fantasme devrais-je dire, car si la logique devrait lui faire entendre raison, c'est par esprit d'aventure qu'il s'obstine ..... et j'avoue que je l'ai suivi pour la même raison. Nous laissons femmes et enfants en sécurité et bravons l'interdit pour nous enfoncer mètre après mètre dans le sombre tunnel. A l'intérieur, très peu de lumière, pas un bruit, et un signal GPS inexistant qui déboussole l'application. Les abru... les courageux explorateurs que nous sommes poursuivent leur avancée, en tentant de mesurer la distance parcourue à l'aide de nos pas et de quelques panneaux. Bien évidemment, nous ne trouverons aucune cache ..... mais quel souvenir c'était !! Cette sensation d'urbex (pour grand débutant) mêlant curieuse exploration et interdit m'a marqué, et les photos prises à l'intérieur du tunnel, avec et sans nos trombines, font plaisir à regarder des années plus tard.

Les bons souvenirs liés à cette cache ne s'arrêtent pas là ! Retour sur le terrain quelques semaines plus tard, le 16 avril 2021 pour être exact, en compagnie des mêmes loustics et de quelques invités moldus supplémentaires. Cette fois, nous suivons sagement le chemin, bien décidés à prendre notre revanche (et à écouter ce bon vieux Teuche !!). Nous marchons désormais "sur" le tunnel et l'approche du PZ se fait nettement plus vite et sereinement que la fois précédente. La tranquillité de la balade endort probablement l'aventurier qui sommeille en deder02, jusqu'à ce que arrivions sur le spot où la boite va réveiller toute la troupe ..... en particulier les plus jeunes qui veulent tous réussir à décoder le cadenas qui bloque l'ouverture du contenant conçu par Jason_Wo ! L'indice ne donne qu'une partie de la solution et il reste une chance sur dix de trouver la bonne combinaison. Parmi les 7 enfants du jour, c'est ma plus jeune fille qui commence en tentant sa chance ..... et en réussissant du premier coup ! N'ayez aucune inquiétude pour le reste de la marmaille, car l'ouverture de la cache laisse apparaitre une seconde boite bien garnie, où jouets et gadgets feront le bonheur de chacun =)

4 - Au cœur de la citerne
GC code : GC907FH
# log : 2693
Deux logs plus loin, Jason_Wo le talentueux métalleux a encore beaucoup à nous offrir. Il n'y a même pas besoin d'aller aussi loin, car l'une des ses créations, découverte entre sa précédente letterbox "Fort JW Knox" et cette tradi "Au cœur de la citerne", vaut aussi son pesant d'acier/aluminium/zinc/fer/érable (ouais j'y connais que dalle en métaux). Mais comme dirait ma boulangère, « choisir, c'est renoncer », et faire partie des 5 élues parmi une centaine de caches n'est pas chose aisée. Allons allons, sèche tes larmes découverte n°2692, nous reparlerons de toi dans les bonus de cet article...
En attendant, la vedette, c'est encore une magnifique construction du camarade Jason_Wo. Toujours réalisée par ses propres mimines, toujours avec le métal pour matière première, mais encore plus jolie que sa camarade du dessus selon moi. Néanmoins, le critère qui la place plus haut dans le classement, ce n'est même pas son esthétisme (c'est la beauté intérieure qui compte d'abord !) mais quelque chose que j'apprécie particulièrement dans les géocaches, quelque chose que je recherche, quelque chose qui apporte un gros plus et qui peut facilement faire pencher la balance pour une distribution de PF : une belle manipulation. J'ADORE ÇA !!! Que ce soit un mécanisme ingénieux, une façon originale d'accéder au logbook, une ouverture de boite ludique ou encore un casse-tête à résoudre sur le terrain, je suis fan fan fan fan fan (fan) de ces constructions et dispositifs.
Alors que la boite de métal accrochée dans l'arbre reprend plus ou moins le même format et les mêmes dimensions que la précédente, Jason_Wo la transporte dans une dimension supérieure par la façon dont nous allons devoir arriver au logbook. Cette fois, pas de cadenas, pas de code à retrouver, et même pas de système d'ouverture du tout sur cette cache qui semble scellée et hermétique. Un détail fait alors toute la différence : sur le côté droit, une manivelle ne demande qu'à être tournée. Dans un sens, elle fait descendre une chaine au bout de laquelle se trouve le logbook convoité. Dans l'autre sens, elle fait rentrer dans sa cachette le logbook signé. Le contenant reprend alors sa sobriété du départ, mais seulement en apparence, car derrière cette élégante simplicité se dissimulent une ingéniosité, une dextérité et un savoir-faire remarquables. Chapeau l'artiste !

3 - Rosieres - Le Ravin de corboeuf #2
GC code : GC28Y4D
# log : 2663
Changeons de poseur, changeons de type de coup de cœur, et changeons même complétement de région. Et c'est sans doute ce dernier détail qui a toute son importance... Car si les trois prochaines caches occupent la tête du classement, c'est principalement parce qu'elles m'ont permis de découvrir de magnifiques lieux dans une région où je n'avais encore jamais posé les pieds et jamais signé un logbook : l'Auvergne.
Gardons le géocaching en famille, gardons le géocaching en Indiana Team, et gardons même le contexte de l'époque. Et c'est sans doute ce dernier détail qui a toute son importance... Car si les trois prochaines caches occupent la tête du classement, c'est probablement aussi parce que nous les avons découvertes durant cette période si particulière du COVID, où la moindre sortie extérieure était une vitale bulle d'oxygène, et où des sites désertés présentaient une ambiance inédite.

Pour résumer, la famille de deder02 et la mienne sont parties ensemble en vacances à la découverte de l'Auvergne, une région inconnue de toute la bande. A partir du superbe gîte où nous résidions (et je ne dis pas ça seulement parce que c'était celui d'un très bon ami), nous gravitions autour de Lavoûte-Chilhac ... en tenant compte des restrictions kilométriques et des couvre-feux de l'époque. Vous devinez donc aisément que cela nous limitait pas mal, d'autant plus que de nombreux sites étaient encore fermés au public : citons notamment Le Puy-en-Velay où nous n'avons pas pu approcher Notre-Dame de France, un grand regret ! Néanmoins, en plus des tonnes de Saint-Nectaire, nous avons pu nous régaler à travers différents paysages inoubliables. Allez, je lance la visite touristique avec le ravin de Corboeuf et une randonnée sous la forme d'une boucle d'environ 5/6 kilomètres, au départ de Rosières. Une fois les voitures stationnées, c'est par une montée que débute la balade : une montée charmante pour les adultes, une montée qui monte pour les enfants. Les jambes courtes seront récompensées "en haut" en arrivant à Chastel où nous attend une table de pique-nique miraculeusement ensoleillée, idéale pour notre pause déjeuner ... juste à côté d'une première cache. Pourtant, le véritable trésor se laissait déjà deviner entre ces deux étapes : le long du chemin de pierres, à travers les branches des arbres, des teintes jaunes, orangées, parfois vertes, et même bleutées, colorent un paysage lunaire.

Mais le ravin de Corboeuf n'a pas encore révélé tous ses atouts. Ce n'est qu'en prenant de la hauteur (merci la montée !!) et en accédant à un point de vue panoramique, surplombant celui qu'on appelle le colorado auvergnat, que l'on peut profiter pleinement de ce décor à couper le souffle. Semblables à des vagues figées pour l'éternité, les multiples buttes d'argile forment un canyon multicolore, sublimé lors de notre passage par un soleil des plus rayonnants. D'ailleurs, un jeune promeneur ne s'y est pas trompé. Rencontré lors de notre excursion, il est venu filmer quelques vidéos dans ce studio à ciel ouvert, grâce à son drone. Après de très sympathiques échanges et explications, nous avons assisté au décollage, puis aux voltiges de l'appareil, fonçant jusqu'à 70 km/h à travers le ciel bleu, montant très haut avant de piquer vers le sol en relief, surfant sur les vagues de pierre, et réalisant d'impressionnantes figures dans cet immense skate-park naturel.

Petits et grands sont restés ébahis devant ce double spectacle ... mais le ravin de Corboeuf et le virevoltant drone ne sont pas les deux seules vedettes de cette sortie. Le géocaching n'est pas en reste lui non plus, avec une boite qui, elle aussi, en a mis plein les yeux des enfants comme des parents ... en particulier chez deder02 et son fils. D'un côté, mon ami géocacheur découvre pour la première fois un type de contenant relativement classique pour les initiés, mais qu'il est toujours très agréable de croiser, de manipuler, et même d'ouvrir pour y trouver bien souvent de quoi troquer grâce à sa grande taille : une belle ammobox. Et justement, le contenu de cette ancienne boite à munitions fait le bonheur de mini deder02 !

A l'ouverture de la caisse à munitions, ma plus jeune fille crie un très attendu "Y'A DES JOUEEEEETS !!!" avant d'enchainer une bonne dizaine de "on peut l'prendre ?", "on peut l'prendre ?", "on peut l'prendre ???". A ses côtés, mini deder02 ne dit absolument rien. Pas un mot. Sous le choc, il plonge frénétiquement sa main dans la grosse boite pour en ressortir un jouet, puis un second, et encore un suivant. Hypnotisé par le butin, il ne contrôle même plus ses mouvements et jette sans relâche ses découvertes les unes après les autres, jusqu'à ce que nous reprenions le contrôle du jeune junkie aux joujoux. Les pauvres enfants ne se rendent pas encore compte que le véritable trésor se trouve ailleurs...

2 - Château de St Ilpize
GC code : GC2CY7J
# log : 2625
Sur la seconde marche du podium auvergnat, nous retrouvons la château de Saint-Ilpize et sa multi. Du moins sur le papier... Rappelons tout d'abord la définition d'une cache multi, selon la bible de tonton Groundpspeak : les multi-caches « comprennent au moins une étape avant d'avoir accès au contenant physique final avec son logbook. Les coordonnées indiquées pour une Cache Multi constituent la première étape. À chaque étape, vous recueillez des informations qui vous conduisent à l'étape suivante ou au contenant final. ». Comprenez par là qu'il faut passer par différents points pour y récolter des indices en vue d'obtenir les coordonnées finales de la boite et de son logbook. Sauf que la talentueuse Indiana Team a trouvé une faille dans la matrice...
Pour cette nouvelle escapade touristique, tels des adolescents fuyant un tueur armé d'une hache dans un film d'horreur, nous nous séparons en deux groupes. D'un côté, femmes et enfants prennent les voitures pour se diriger directement vers le château. De l'autre, deder02 et moi partons à pieds picorer les waypoints menant aux mêmes ruines. Le chemin est plus long, plus pentu et plus fatigant pour les deux membres de l'Indiana Team, mais une fois encore, nous ne pouvons que suivre l'irrésistible appel du géocaching. Un premier arrêt nous permet de relever le premier indice, puis un deuxième et un troisième waypoint jalonnent notre avancée vers le château.
Le plan se déroule sans accroc et nous nous approchons petit à petit du cœur de la cité médiévale ..... mais avant cela, il y toujours une boite à dénicher ..... mais avant cela, il reste une étape pour relever un chiffre ..... mais avant cela, un élément m’interpelle. Durant les trois kilomètres de montée, deder02 et moi marchons un temps le long d’un muret, et soudain, notre discussion est interrompue lorsque je vois d’étranges pierres étrangement disposées devant un étrange trou (oui, c’est très très étrange). Cela rappellera à certains d’entre vous des étranges tas d’étranges branches étrangement disposées au pied d’un étrange arbre. En tout cas l’alarme se met à retentir dans mon cerveau de géocacheur, et je balance à mon camarade un "tu vas voir, j’suis sûr qu’elle est là". Avant même d’être arrivé au bout de la balade. Avant même d’avoir calculé les coordonnées finales. Avant même d’avoir cherché le dernier indice. En réponse à ma prédiction, deder02, incrédule, bégaie un "naaaaaaaaan ??" avant de déplacer lui-même les premières pierres et de sortir une boite de sa cachette. Encore sceptiques, nous allons jusqu’à envisager d’avoir potentiellement mis la main sur une ciste ou un tupperware de dealer, mais l’étiquette verte « OFFICIAL GEOCACHE » sous-titrée par « Château de St Ilpize » ne laisse plus de place au doute. Mon binôme ne parvient plus à retenir un bon gros rire, à la fois nerveux, dégouté et, il me semble, admiratif ^^

Et pourtant, ce n’est pas ce flair incomparable, ce don extraordinaire, que dis-je, ce génie absolu, qui est le plus mémorable dans cette histoire. D’ailleurs calmons-nous deux minutes car il m’arrive encore de loguer DNF sur des caches où des camarades débutants avec moins de 4 découvertes au compteur signent un "Trouvé facilement"... Non, le souvenir inoubliable que je garderai est celui de notre arrivée dans l’enceinte médiévale de Saint-Ilpize. En pénétrant dans les premières ruelles, nous passons tout d’abord devant l’église Sainte Madeleine datant du XIVème siècle et classée Monument Historique. Et effectivement, c’en est un de monument. Splendide.
L’ascension se poursuit, la route devient chemin, et le sol recouvert d’herbe semble indiquer que nous nous trouvons désormais sur les terres du château en ruines. De part et d’autre, des murs de pierre nous encerclent et nous guident. Mais lorsque l’on passe la tête par-dessus, on découvre un spectacle époustouflant. Le château de Saint-Ilpize domine la vallée de l’Allier et offre un point de vue unique sur les collines et les villages alentours. Cela est d’autant plus impressionnant que toutes les conditions sont réunies pour profiter au maximum de ce magnifique tableau. D’une part, la météo est parfaite, alliant la fraicheur de mars à un soleil resplendissant. D’autre part, nous sommes complétement seuls au monde, avec une cité désertée et absolument aucune nuisance sonore dans les environs.


Nous ne nous arrêtons pas là. Deder02 et moi continuons à monter, jusqu’à atteindre la tour la plus haute, surplombant la chapelle castrale Sainte-Croix du XIème siècle. Encore quelques marches émoussées à gravir, et nous voilà désormais au point culminant du château de Saint-Ilpize. Inconcevable quelques instants auparavant, la vue est encore plus belle. Au loin, nous distinguons nos familles qui quittent leurs véhicules et s’apprêtent à nous rejoindre. Mais en attendant, c’est à deux que nous vivons et partageons ce moment. Tout autour de nous, à 360°, pas un bruit, rien ne bouge. De conquérants, nous sommes devenus souverains de ce château.

1 - Cascade de la Beaume
GC code : GC2NXCA
# log : 2670
Il est temps de conclure ce triptyque auvergnat, et contrairement aux deux chapitres précédents, je n'aurai rien de spécial à raconter d'un point de vue purement géocaching. Pas d'anecdote particulière, pas d'histoire drôle, pas de détail mémorable. Nous étions très contents de pouvoir loguer une tradi ici, mais la boite était classique, sans système d'ouverture original ni camouflage extraordinaire. Ha si ! Deder02 et moi avions été marqués par le logbook, très simple lui aussi, mais où nous avons inscrit notre célébrissime "Indiana Team" aux côtés de pseudos notés depuis 2014 (et peut-être même encore plus anciens sur d'autres pages). Mais à part ça, rien de particulièrement notable sur cette géocache ..... et pourtant, c'est elle qui se retrouve en première place de ce classement. Cette cache, simple en apparence, est néanmoins exceptionnelle par le rôle qu'elle joue : guider des géocacheurs vers un lieu extraordinaire.
Avant d'arriver au PZ et, par la même occasion, de découvrir le fameux lieu, le charme opère déjà tout au long du chemin qui y mène. Un cours d'eau serpente entre les arbres et les pierres moussues. Nous le suivons, le longeons sur d'étroites passerelles passant sous une arche de pierre, le traversons à l'aide de petits ponts en bois... Nous l'écoutons aussi, avec ce bruit si agréable du mouvement de l'eau dans la nature. Et puis nous prenons progressivement de la hauteur, laissant ce cours d'eau pour nous en éloigner petit à petit. Sa musique se fait de plus en plus discrète, jusqu'à disparaitre complétement. Mais soudain, c'est un bruit bien plus fort, nettement plus puissant qui se fait entendre. Des arbres masquent l'endroit de sa provenance, laissant mystérieuse l'origine de ce son encore quelques instants. Nous marchons encore, les arbres s'espacent au fur et à mesure de notre avancée, et le rideau se lève enfin sur le spectacle tant attendu : la cascade de la Beaume.

Elle qui parait si vive, si puissante, si majestueuse depuis le point de vue qui la surplombe, n'a pourtant encore rien montré... Ce n'est là que le premier acte, et le sentier qui nous a menés jusqu'ici se poursuit plus loin. Comme pour prolonger au maximum le suspense et susciter plus longtemps le désir d'en voir davantage, le chemin descend lentement, casse le rythme avec ses marches de pierre, tout en enchainant les virages et les lacets. Notre patience finit par être récompensée, lorsque nous atteignons le pied de la cascade de la Beaume.

Et c'est seulement à cet instant que nous prenons pleinement conscience de la force et de l'énergie de cette cascade. Maintenant que nous sommes au plus près de l'eau, chutant de 27 mètres pour venir se fracasser sur les rochers (je parle de l'eau hein, pas de nous), nous nous sentons nous-mêmes écrasés par cette puissance, dans un bruit sourd et impressionnant qui vient renforcer cette perception. Cette violence naturelle est fascinante, captivante, hypnotisante même. Je revois ma plus jeune fille, âgée de 9 ans à l'époque, littéralement subjuguée par le spectacle. Elle se tenait à quelques mètres de la scène, la tête levée vers l'eau qui lui éclaboussait le visage, complétement immobile, sans dire un mot, de longues secondes durant. On en oublierait presque qu'une boite contenant un carnet se cache à proximité... Presque...

Mais aussi...
"33 GEO ART OLAF" (GC8KZ2A) qui réunit beaucoup d'atouts que j'apprécie : le type mystery, un GeoArt (en forme de bonhomme de neige sur la map), une longue (93 caches !) et belle balade, de jolis souvenirs partagés avec l'ami clement0002, et particulièrement sur cette n°33 l'étape intermédiaire, où un objet que nous avons tous chez nous est détourné avec génie pour nous fournir les coordonnées finales...
"Friday the 13th (Part 4) Le Repaire de Sylvie" (GC8BJN1) avec encore et toujours l'artiste Jason_Wo qui, même si nous ne sommes pas au niveau des merveilles de métal qu'il a pu concevoir et que j'ai pu partager sur ce blog, proposait un très sympathique système d'ouverture sur cette tradi.

"Ecart de conduite" (GC8G2F0) avec ENCORE et TOUJOURS l'artiste Jason_Wo sur une création très originale ! Les moldus qui croisaient le panneau ci-dessous n'y voyaient que du feu. Les géocacheurs de passage, eux, savaient ce qu'il signifiait. Encore fallait-il trouver comment accéder au logbook...

"Mystmaths #6" (GC98EP1) parce que, et je n'ai pas peur de le dire, j'aime les maths !!! Et j'aime aussi résoudre des mysteries chez moi et faire ensuite des belles balades en pleine nature, surtout quand clement0002 me fait découvrir des lieux aussi jolis qu'insolites, comme ce vieux pont désaffecté digne d'un décor post-apocalyptique où un zombie peut m'attaquer à tout instant !!!





























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